Moi, le Grand Morin. Remonter
 

Je  prends ma source dans le département de la Marne, à Lachy, dans les marais de Saint Gond. Je mesure depuis ma source jusqu'à mon embouchure 120 km dont 76 km en Seine et Marne.   J'ai été flottable depuis Coulommiers. Mes 17 derniers kilomètres sont navigables.  Je me jette dans la Marne à Condé-Sainte-Libiaire et à Esbly. Mon bassin versant, d'environ 118 000 hectares, s'étend sur 111 communes dont 83 en Seine et Marne.
Ah ..., surtout, ne me confondez pas avec le Petit Morin qui coule parallèlement à moi, un peu plus au nord.
 
On explique, sans certitude, que mon nom signifie : "le marais"; sans doute parce qu'avant l'agriculture, mon cours se perdait dans un marécage tout au long de ma vallée. Autrement dit, c'est grace, ou à cause, du travail des humains que mon cours est aujourd'hui comme canalisé.

Coulommiers, Barrage de l'église.Mon débit varie de 2,5 m³par minute en étiage d'été, à 120 m³par minute en crue. On dit de moi que j'ai une âme de torrent alpin parce que mes crues sont réputées rapides et je joue un grand rôle dans  celles de la Marne et de la Seine. Avec les drainages des champs,  le risque a empiré ! Les habitants d'Esbly le savent bien. Mais depuis que je fais l'objet d'une surveillance attentive et de l'entretien régulier de mes berges et des barrages qui me régulent, je suis moins dangereux.
Barrage sous l'église de Coulommiers.
 
Mon eau est toujours froide, même l'été. La qualité de mon eau a permis, tout au long de l'histoire, l'installation de tanneries et de papèteries sur mes berges. La structure de villes, comme La Ferté Gaucher, Coulommiers et Crécy la Chapelle, où je m'écoule, en de multiples bras, s'expliquent ainsi.
 
Mon cours était, et est encore, jalonné de nombreux barrages, même si certains d'entre eux ont disparu. Tous ces barrages  servaient à moudre le grain produit en Brie.
Au 19
ème siècle, et jusque vers 1960, certains de ces barrages furent reconvertis en centrale hydroélectrique. Ce fut le cas, par exemple, du barrage situé juste sous l'église de Coulommiers. La turbine et l'axe de la turbine, de ce barrage, existe encore dans le petit local situé en rive droite.
Grand Morin, La Celle d'en Bas vu d'aval
Barrage de La celle d'en Bas vu d'aval.
Bief tranquille entre Mourous et La Celle d'en Bas.Tous ces barrages font que mon cours est une succession de grands biefs calmes avec ici et la, de rares petits rapides.
Passerelle entre Mouroux et La Celle d'en Bas    Haut
Le saviez vous ?

Rivière flottable :
Il s'agit d'une rivière dont le cours pouvait être utilisé pour le transport du bois, par lacher des billes de bois directement dans l'eau. Dans ce cas, les berges devaient être libres d'accès aux propriétaires du bois pour que ceux ci  puissent défaire les embacles qui entravaient la descente du bois.

Rivière navigable : Il s'agit d'une rivière sur laquelle, il est librement possible de naviguer à des fins commmerciales. L'une des berges servait de chemin de halage. La navigation sur une rivière, à des fins non commerciales, avec des embarcations mues par l'énergie humaine, est toujours possible (sauf réglementation particulière)

Bief : Zone d'eau calme située en amont d'un barrage.

Un lien sur un très bon site qui vous montrera  que je suis une rivière vivante : 
http://perso.wanadoo.fr/pad.220961/GMIndex.htm

Merci à Gilletarom pour m'avoir donné la parole et mis en image.  Crédit photo : Gilletarom

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